Vendredi


À la manière d'une chanson américaine.

Premier couplet

Sept heures, je m'éveille aux premiers rais du jour.

Je dois me faire fraîche et dois vite descendre,

Céréales, lait, bol, ne se font pas attendre,

Tout devant moi défile alors que le temps court,

Jamais ne s'interrompt. Tout le monde se presse.

Il faut qu'à son arrêt, ou à son terminus,

Je m'en aille trouver le fatal autobus...

Mais qu'aperçois-je au loin ? Mes amis qui paraissent !

Refrain

Devrais-je être à l'avant, donnant des coups de pied,

Ou bien dois-je m'asseoir au fond du véhicule ?

Je ne puis faire un choix, les pensées se bousculent :

De ces deux-là, quel siège est celui qui me sied ?

Vendredi, vendredi nous invite à la danse,

Et la fin de semaine en nos cœurs resplendit ;

Dansant, c'est sa venue, vendredi, vendredi,

Que nous anticipons avec impatience !

Festoyons, festoyons, que la fête soit reine,

Virevoltons gaiement, sans cesser de chanter ;

Le divertissement, quatre fois répété,

Nous fait tant désirer cette fin de semaine !

Deuxième couplet

Huit heures moins le quart, et sur une autoroute,

Nous croisons vite ; aurai-je le temps de voler ?

Le divertissement, dont tous vous raffolez,

Pensez-y ! (Vous savez ce que c'est, sans nul doute !)

Je possède ceci, tu possèdes ceci,

À ma droite il y a mon amie ; je possède

Ceci, et puis ceci, prends-le, je te le cède,

Maintenant, grâce à moi, tu le connais aussi !

Au refrain.

Pont

Hier était jeudi ; vendredi nous entraîne ;

Et demain, samedi, dimanche, mais après ? ...

Ah ! le bal de ce soir fera place au regret,

À la peur de la fin de la fin de semaine !

Troisième couplet

Tremblante R. et B., ô Rebecca la Noire,

Frissonnant à l'avant, à l'arrière, je cours,

Je croise et je conduis, prends ma file à rebours,

D'un autre conducteur longe la trajectoire.

Un car de ramassage a passé devant moi,

L'écoulement du temps me tourmente et je beugle :

C'est l'heure, vendredi ! Êtes-vous tous aveugles ?

Le divertissement nous met tous en émoi !

Au refrain (bis).